Quelle ne fut pas la surprise d'Adela Peeva lorsqu’elle découvrit qu'une chanson qui avait bercé son enfance et qu'elle croyait bulgare était également chantée en Grèce, en Macédoine, en Turquie, en Serbie et en Bosnie ? Voulant en savoir plus, et animée par l'espoir naïf que cette chanson pourrait servir de trait d'union entre ces peuples qui s'entre-déchirent depuis toujours, elle sillonne l'aire balkanique, sollicitant musiciens, chanteurs ou experts reconnus. Si elle échoue à en découvrir la véritable origine, ce périple lui aura en revanche appris comment l'innocente chanson de son enfance était devenue ici ou là l'instrument d'un nationalisme exacerbé, si ce n'est fanatique.
Une chose est sûre : la musique n’adoucit pas toujours les mœurs.