Tiharea

polyphonies malgaches

Tiharea


Tiharea, qui veut dire richesse, est un trio vocale composé de trois charmantes malgaches: Talike, Landike et Zetike. Amies d'enfance, elles grandissent dans l’Androy, une région au sud de Madagascar où le chant fait parti de la vie quotidienne.

La grande île rouge au large de I' Afrique est l’un des plus anciens carrefours des peuples à cause d' innambrables courants migratoires ( Indonésiens, Perses, Arabes, Indiens, Africaines, Européens,...) dont I'interpénétration s'illustre, entre autres, par une vingtaine d'idiomes différents.Nos trois muses se perdent de vue et mettent a I' épreuve de la vie, chacune de leur cóté, leur richesse culturelle. Elles se retrouvent, par hasard, en Europe quelques années plus tard et décident de fonder un groupe.

Ainsi naquit Tiharea.

Leurs chants en Antandroy, langage du sud de I'ile, sont d’une part, des créations originales du groupe et d’autre part, des oeuvres traditionelles comme Ie beko, conte oral traditionnel, dont la fonction est d'apaiser et guérir I'esprit. Tiharea nous balade entre : des rythmes classiques soulignés par le langoro ( tambour de guerre malgache) et le katsa ( instrument fabriqué à partir d’une boîte de conserve ), d’étonnantes mélodies qui virevoltent dans l’air par la grâce vocale de nos sylphides des danses telles que le banaïke, Ie tsinjabe, Ie maganonoke mettant ainsi en valeur ce travail de fusion entre la tradition et leur expérience de la modernité. De ses polyphonies modulées par des voix enchanteresses, Tiharea vous emportera dans I'univers énigmatique et enivrant de ce pays unique qu' est Madagascar.

Tiharea

Les trois chanteuses de Tiharéa ancrent leur art dans le combat et la diffusion d’une culture riche de la diversité des peuples de Madagascar et plus particulièrement celle de leur peuple les Androys qui est situé à l’extrémité méridionale de Madagascar, un pays épineux appauvri par la sécheresse. Les charmantes chanteuses s’accompagnent parfois de petites percussions, dansent et mêlent à leurs chants harmonieux des passages plus étonnants de sons gutturaux, d’halètements ou de raclements de gorge. Elles utilisent leurs chants pour décrire leur situation de femmes dans la société malgache et s’inspirent aussi de la tradition, dans ce qu’elle a de plus magique, le culte des ancêtres.

Elles affichent une féminité triomphante quand elles s’attristent sur la disparition des «vrais hommes», une féminité plus douloureuse quand elles content les rivalités entre épouses d’un polygame. Elles prescrivent le chant comme remède universel souverain, selon elles, contre les maux de l’âme, la jalousie ou la lâcheté.

Petites déjà, elles chantaient dans une chorale et participaient à des cérémonies animées par des griots appelés Sairy ou Mpibeko qui chantent le beko, histoire orale du pays et de ses traditions ou conte oral dont la fondtion est d'apaiser et guérir l'esprit.


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