Taikoza

Tambours du Japon

Taikoza


Marco Lienhard, biennois d’origine, découvre en 1978, à la suite d’un séjour linguistique sur l’île de Sado au Japon, l’art ancestral du taiko. Il reste fasciné par les sonorités de cet impressionnant tambour qui peut, tour à tour, déchirer l’air d’un coup de tonnerre ou évoquer la douce chute des flocons de neige. En 1981, il intègre la troupe Za Ondekoza - les démons du tambour - ainsi que son mode de vie communautaire et ascétique, sous l’œil vigilant du maître fondateur Tagayasu Den. Pendant 15 ans, il étudie la percussion, mais également le shatzuhachi et le koto, deux instruments fondamentaux qu’il associe rapidement au taiko, créant un ensemble original et novateur dont le tambour reste la clef de voûte.

Au décès du maître, Marco Lienhard fonde le groupe Taikoza à New York en 1995 avec plusieurs virtuoses de musique traditionnelle japonaise, notamment la jeune Masayo Ishigure. Inspiré des traditions du théâtre Nô et de ses expressions musicales, Taikoza crée un nouveau son qui vogue entre passé et présent, transportant l’audience dans une nouvelle dimension électrique et excitante, à la découverte d’un Japon fascinant et impressionniste.

Taikoza réunit un public de tout âge et du monde entier autour de la puissance du tambour taiko et s’est déjà produit dans toute l’Europe, ainsi qu’au Canada et au Mexique. La troupe participe à de nombreux festivals au Japon et aux Etats-Unis.

Les Instruments

Le Taiko

Le tambour taiko appartient à l’histoire du Japon, particulièrement dans les zones rurales. On raconte que les délimitations d’un village étaient définies, non pas de manière géographique ou topologique, mais par la portée du Taiko. Ce dernier ponctuait, dans le théâtre Nô, l’apparition des esprits.

Taillé dans du bois, il est recouvert de deux membranes, en peau de cheval ou de vache, frappées par deux baguettes. Il peut mesurer entre 90 et 120 cm de diamètre, jusqu’à 2 mètres de long et peser près de 350kg.


Le Shatzuhachi

C’est une flûte de bamboo à 5 trous qui se joue verticalement et s’utilise lors de cérémonies méditatives bouddhistes.


Le Koto

Inspiré de la cithare chinoise, il est composé de 13 cordes surélevées par des pièces de bois amovibles et mesurant 1,80 m de long.


Taikoza est un groupe de percussions japonaises «taiko», qui utilise des rythmes puissants pour créer une énergie «électrique» qui envoûte complètement le public. Le taiko est un grand tambour qui rempli l’air de sortes de coup de tonnerres. A ces tambours, Taikoza associe le shakuhachi et le flue deux sortes de flûtes et le koto, une sorte de harpe couchée formées de 13 cordes. Plusieurs musiciens du groupe ont travaillé avec Ondekoza qui a «ressuscité» au Japon d’abord, le taiko durant les années 60 et l’a fait connaître dans le monde entier. Taikoza a été fondé en 1995 par un Suisse (!) Marco Lienhard à New York avec des musiciens japonais; leur amour pour l’art du taiko transcende les barrières nationales et amène une énergie nouvelle à cette forme de musique ancestrale. Cette musique intègre une technique corporelle proche des arts martiaux.

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