Né à Alger d’un père d’origine perse et d’une mère arabe, Mad Sheer Khan a effectué ses études et vit actuellement en France. A la croisée de trois cultures, il a su développer des relations fertiles entre ces influences. Ses racines orientales se retrouvent constamment dans ses compositions- rythmes, couleurs, modes, inspirations. Il cherche toujours a dépasser l’aspect pittoresque de «l’Orient rêvé» et sans cesse cherche des jonctions syncrétiques entre l’orient occidental et l’occident oriental. L’amplitude qu’il souhaite donner à sa musique s’obtient par des combinaisons de motifs musicaux populaires et classiques, Mad Sheer Khan les fait évoluer dans un espace où les registres ethniques, classiques et urbains sont associés.
Compositeur, musicien et chanteur, Mad transgresse les frontières de la World Music. A l’initiative de plusieurs groupes, il forme le premier en 1975, Rahmann, (Polydor 1980) dans lequel on retrouve Didier Lockwood. En 1981, il joue en duo et exprime une attitude particulièrement originale pour la période : il traversera les années 80 coiffé d’un turban, tranchant délibérément avec le courant musical. Son apparence décalée ne trompe pas la critique particulièrement élogieuse : à cette période Mad vit à Londres et travaille avec l’égerie du Velvet Underground Nico sur les albums Drama of Exile 1 & 2. Sa virtuosité est grandement saluée Outre-Manche.
De retour en France, toujours sous l’influence londonienne, il compose des thèmes plus durs et forme le groupe «Harem», aux compositions mélangées de musique électronique et acoustique. Pendant la même période, il enregistrera 5 albums avec la chanteuse d¹origine marocaine Sapho et participera en sa compagnie à de nombreuses tournées autour du monde.
Depuis 1993, en solo, il retournera à une acoustique plus ethnique se consacrant exclusivement au Dilruba (violon indien du Radjasthan). En 1996, il compose Talisman, un disque incomparable où il joue, seul, de tout les instruments (dilruba, santur, saz, harmonium, sitar, rebab afghan, et clavier) mixant avec subtilité les espaces électronique et acoustique (enregistré au Studio Dragonfly/ Youth/ Londres). Après avoir joué Talisman en première partie de Jean Louis Aubert pour le Stockholm Tour en 97 et 98, il compose «1001 Nights» (Erato/ Warner/ Atlantic/ 6 eme au European World Charts de1999 et sélection officiel des RFI 2000 Awards ) pour 7 chanteuses de cultures différentes (Navajos /Mary Redhouse, Tibétaine/kunchok Lama, Algérienne/Fela Ababsa, Persane/Parvin Gavdan, Indienne/ Sharmila Roy, Bambara/Mamani Keita, Israélienne/Nourith ) produisant un travail unique, à la fois rare et noble, rassemblant un orchestre de chambre classique et des solistes prestigieux comme L.Subramaniam et Allah. En 2000, il enregistre «Mahjuba» en l’honneur de sa mère décédée ( Origins- 2001)
Dans son nouvel album, «Samarkand Hôtel», Mad travaille, à côté de ses propre compositions au projet fou de transposer sur son violon indien l’oeuvre du mythique Jimi Hendrix. Soutenu en permanence par une tampura, un harmonium et des percussionnistes indien, cubain et marocain, mixant la transe rituelle avec un nouveau mouvement musicale dont il est le leader : le Tag.
Il est apparu aux côtés de nombreux autres musicien incluant Mickael Riley (Steel Pulse/Reggae Philarmonic Orchestra), Mickael Hutchence, Maurane, Nilda Fernandez, Jami Cato (Faithless), Simon Postford, Keziah Jones, Axel Bauer and Sting.
Voir également: www.madsheerkhan.com